Projet Les enjeux de l’eau au Sénégal

Projet

Les enjeux de l’eau au Sénégal

Eleves

Lapeyre Yona yona.lapeyre@yahoo.fr première S1

Chamy Léa première S1

Dubant Guillome première S1

Professeurs

Monsieur Xuereb Xuereb jphg.xuereb@gmail.com

Argumentaire

L’eau douce n’est certes pas une ressource rare au Sénégal ; elle y est même très abondante. Cependant, l’eau potable est une ressource attaquée de toutes parts par la surconsommation et la pollution. Pire ; certains spécialistes estiment que d’ici 5 ans, la ressource ne suffira pas à l’ensemble de la population sénégalaise.
L’eau subi bien évidemment des pollutions chimiques de la part des industries, mais pas seulement ; les habitants eux-mêmes participent à sa dégradation chaque jour, et sans en avoir conscience. En tant que membre de l’ASC (Association Sportive Communale) Maag Dane, très engagé dans la protection de l’environnement Ngaparois, Yona voit chaque jour avec peine des dizaines de femmes déverser les eaux usées dans des terrains vagues ou sur la plage, sans savoir que certains polluants, tels les phosphates des lessives, peuvent s’infiltrer. De même les milieux aquatiques sont eux-aussi mis en danger, puisque les bassines d’eau usée ainsi jetées contiennent souvent des chaussures, vêtements usés, papiers plastiques et autres qui mettent parfois très longtemps à disparaître, mettant ainsi en danger la faune marine. Les pêcheurs de la Petite Côte sont d’ailleurs obligés d’aller de plus en plus loin pour pêcher.
La chimie est donc un thème clé dans ce problème. On la retrouve dans l’analyse des eaux, la contamination des nappes par des polluants chimiques, ou encore la dégradation des déchets.

Motifs

Nous vivons au Sénégal. De ce fait, nous faisons chaque jour l’expérience de la faiblesse de la SDE (Société Des Eaux), qui ne couvre pas l’ensemble du territoire, et coupe régulièrement l’eau (une eau d’une couleur assez étrange de temps en temps). Nos voisins sont d’ailleurs souvent astreints à nous demander de l’eau du robinet car, en outre, le prix de l’eau est parfois très élevé par rapport au revenu moyen des habitants.
Nous voudrions faire entendre à la population les dangers que la ressource en eau encoure, d’autant plus que la majorité n’a pas accès à l’eau courante, et puise directement dans les puits du village.

Publics visés

Le voisinage du quartier Gamboukhoukh de Ngaparou
Collégiens de 4e.
2coliers de Ngaparou-1 et Ngaparou-3
Grand public en général.

Descriptif

Nous entrons en contact avec le lycée de Nguékokh, village voisin de Ngaparou, pour intervenir dans une classe de 4e (4e E de 55 élèves). L’intervention porte sur la chimie de l’eau, afin d’introduire ce thème auprès des élèves, et pour qu’ils comprennent combien cette ressource est fragile. En l’absence de matériel, les expériences ont été préalablement réalisées filmées par nos soins. Un quizz et des débats leurs ont été proposé. Nous avons pu discuter de leurs expériences personnelles, de leurs préjugés sur l’eau.
En collaboration avec la mairie, un Seseta (grand nettoyage de la voie publique) est organisé. Il est précédé d’une présentation montrant l’importance d’une telle action, au vu du temps de dégradation de certains objets, et est suivi d’un pot. Une quarantaine de personnes se sont présentées.
Une affiche a été réalisée, qui sera placardée à la mairie et dans les écoles élémentaires de Ngaparou.
Un clip de sensibilisation a été tourné, et sera montré lors de tous les événements culturels organisés par la ville et l’ASC (tournois de lutte, 72h de Ngap,…)
Nous avons également réalisé un blog, dans le cadre des TPE, proposant un approfondissement de la question : deleaupourlesenegal.wordpress.fr

Supports

- Affiches
- Diaporama dans le cadre d’une intervention au Lycée de Nguekokh (classe de 4e E)
- Clip vidéo
- Setseta (en Wolof, un grand nettoyage collectif de la plage suivi de festivités)

Lieux

Lycée de Nguekokh
Plage du quartier Gambouroukh, commune de Ngaparou
Mairie de Ngaparou
Ecoles Ngaparou-1 et Ngaparou-3

Dates

Intervention au lycée de Nguekokh : le 4 mars, puis éventuellement en avril (dates à faire coïncider avec la semaine des SVT)
Setseta : 5 mars, puis un autre la semaine du 1er mai
Affiches ; de mars à juin

Planification

1- Recherches documentaires
2- Prise de contact avec des professionnels : usines d’embouteillage (Kirène et Mana), hydrogéologues, laboratoires d’analyses (Institut Pasteur)
3- Réalisation du clip vidéo
4- Réalisation des expériences en vue de la présentation aux collégiens
5- Réalisation de la présentation à la classe de 4e et du diaporama pour le Setseta
6- Organisation du Setseta : matériel (pelles, râteaux, sacs de riz pour les ordures
7- Présentation auprès des collégiens
8- Setseta
9- Placardage des affiches et diffusion du clip

Réalisation

Les étapes 1 à 8 ont été réalisées. Nous comptons même refaire un Setseta le 3 mai, et revenir au lycée de Nguékokh, pour intervenir à d’autres niveaux.
Le Setseta du 5 mars a rassemblé près de 40 personnes, jeunes, et vieux, hommes et femmes, grâce au porte à porte et au réseau de l’ASC Maag Dane. Plus de 100 kg d’ordures ont ainsi été ramassées.
La mairie et les écoles ont non seulement accepté d’afficher nos affiches, mais une exposition sera également organisées, et le diaporama pour la présentation aux collégiens sera mis sous forme d’exposition.

Documents associés

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